Vache armoricaine

L’Armoricaine,
en deux mots

L’Armoricaine résulte des croisements réalisés au XIXe siècle entre la Bretonne Pie-rouge dite « de Carhaix » et la Froment du Léon avec la race anglaise Durham. Grâce aux semences conservées par les centres d’insémination et à l’élevage de génisses pour le renouvellement en augmentation, la diversité génétique de la race est satisfaisante. D’ailleurs les taureaux en « réserve génétique » ont presque tous été renouvelés par au moins un fils.

Ainsi, depuis le début des années 1990, les effectifs ne cessent d’augmenter.
Chaque année la race voit s’installer de nouveaux éleveurs. Des jeunes engagés sur de petites fermes et pratiquant la vente directe s’intéressent à cet animal rustique, bien adapté à son territoire. L’armoricaine valorise très bien le pâturage, et de part sa bonne lactation fait d’excellent veaux sous la mère. Ainsi la quasi-totalité des élevages développent les qualités bouchères de l’Armoricaine, mais quelques vaches sont encore traites pour la transformation laitière.

Vache armoricaine

  • Robe rouge (entre marron foncé et rouge acajou) avec quelques taches blanches, surtout sur le ventre et les pattes.
  • Muqueuses claires et le bout de queue blanche
  • Cornes développées en croissant vers l’avant
  • Taille : 1,30 m – 1,40m environ au garrot
  • Poids : 600-700 kg pour les femelles – 800 à 1000 kg pour les mâles

Crédit photo : Yannig Coulomb

  • Bonne mixité de race : Bonne laitière et facilité d’engraissement
  • Dépôt de gras assez important d’où une viande persillée de qualité
  • Rusticité, très bonne adaptation au plein air car elle ne craint pas le froid
  • Docile, avec un tempérament doux et facile


1919

  • Création de la Société des éleveurs de la race Armoricaine, ainsi voit le jour le livre généalogique de la race.

1923

  • L’Armoricaine participe pour la première fois au Concours Général Agricole de Paris.

1934

  • On dénombre 360 000 vaches Armoricaines en Bretagne.

1963

  • Dernière apparition, tant les effectifs se sont érodés. En effet, des croisements effectués avec des taureaux Meuse-Rhin-Yssel hollandais et Rotbunt allemands pour créer la Pie Rouge des Plaines ont mis à mal l’Armoricaine.

1978

  • On ne retrouve qu’une quarantaine de femelles Armoricaines, elle est en voie d’extinction.

1980

  • Dans les années 80, de la semence de taureaux Armoricains est retrouvée dans les centres d’insémination : le programme de conservation de la race peut être lancé. Un registre d’inscription est mis en place par l’Institut Technique de l’Élevage Bovin (aujourd’hui Idele).
    Entre les années 1980 et 2010, l’offre génétique est complétée par 15 taureaux d’IA.

2010

  • Création de l’association des éleveurs de la race bovine Armoricaine, qui prend la suite du précédent syndicat de race.

Association

Association des éleveurs de la race Bovine Armoricaine

Ecomusée de la Bintinais
Route de Châtillon-sur-Seiche
35200 Rennes
vache-armoricaine.org

Suivi Génétique : Jean Baptiste Tertrain
jean-baptiste.tertrain@idele.fr
06 16 69 63 75
Projet d’installation : Fédération Race de Bretagne
02 23 48 29 17

Se documenter

S'installer en Armoricaine, c'est possible !

Association Eleveurs Race Bovine Armoricaine
Race de Bretagne
2015

Armoricaine

Institut de l'Elevage
2019

Rapport 20 ans du CRAPAL

CRAPAL
2018