Canard de Challans

Le Canard de Challans,
en deux mots

Autrefois appelé également « canard nantais », il est connu dans les marais breton et vendéen depuis la première moitié du XVIIe siècle. Du XVIIIe siècle aux années 1960 la renommée de ce canard élevé en liberté dépassera largement la région Nantaise. Depuis, pour cause d’industrialisation de l’élevage, les effectifs n’ont cessé de fondre et l’animal a pratiquement disparu.

Il s’agit d’un canard aux formes longues et amples :

  • Chez le mâle, la tête et le haut du cou sont verts, le collier est blanc avec bavettes puis un grand plastron blanc. Les pattes sont jaune orangé et les ailes bleutées avec des reflets violets verts et des miroirs blancs.
  • La femelle est de teinte isabelle légèrement foncée.

On a retrouvé quelques dizaines de spécimens représentant 2 souches différentes : l’avenir de cette volaille est donc encore très incertain.

Canard de Challans

  • Corps développé, ample en largeur et longueur
  • Tête et haut du cou vert, avec collier blanc
  • Grand plastron blanc, avec ventre gris très clair et un dos gris perle plus foncé que les flancs
  • Pattes jaunes oranges
  • Mâle : Ailes bleutées – Bec vert
  • Femelle : Ailes avec reflets brillants et miroirs blancs – Bec jaune ros – Couleur isabelle (beige clair)
  • Poids : 2,5 à 3 kgs

Crédit photo : Éric Rousseaux

  • Valorisation de la nourriture naturelle des marais
  • Ponte précoce et abondante dans le marais breton
  • Adapté au climat maritime, doux et humide
  • Produit une chaire fine, blanche et goutue

Crédit photo : OMDM


17e siècle

  • Début de l’élevage des canards dans le marais breton, avec l’arrivée des espagnols dans la région (règne de Philippe IV d’Espagne).

18e siècle

  • Le commerce se développe en passant Nantes pour les expéditions. C’est pour cela qu’aujourd’hui encore on le nomme « Canard Nantais »

19e siècle

  • Apogée du commerce du canard produit dans le marais breton, vendu dans toute France grâce au développement du chemin de fer.

20e siècle

  • L’industrialisation de l’agriculture entraînera la fin des élevages traditionnels qui étaient le gage de qualité du canard de Challans. Les effectifs n’ont cessé de fondre et la race d’origine a pratiquement disparu.

1934

  • Reconnu en 1934 comme race de chair à grande production, il fut homologué en 1967 comme race d’exposition.

1998

  • Un premier travail a été mené par l’Ecomusée du Daviaud, en repérant des élevages résiduels. Deux souches ont été retrouvées.
    Une partie des animaux a été rassemblée sur la ferme du Daviaud, où un site protégé a été aménagé spécialement pour la cause par l’AREXCPO (Association de Recherche et d’Expression pour la culture POpulaire en Vendée), ainsi que chez des particuliers à Saint-Jean-de-Monts.

2017

  • Des couples ont été répertoriés chez un éleveur à Rieux (56). La situation reste critique car il n’a pas été retrouvé d’autres souches, ni même d’autres animaux vraiment intéressants dans le marais breton-vendéen, et il n’y a que très peu de reproduction chaque année.
    D’autres éleveurs ont pu croiser les souches avec des animaux d’origines moins sûres, permettant dans un premier temps l’élargissement de la base génétique sur laquelle il devient possible de travailler.

Se documenter

Rapport 20 ans du CRAPAL – Canard de Challans

CRAPAL
2018